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Festival Mural

Pow! Wow! retourne dans les rues paradisiaques d’Hawaï

1 mars 2018

On vous en parlait déjà ici, Pow! Wow! est un festival d’art de rue promettant, à chaque édition, plusieurs jours de festivités musicales et artistiques dans le but de rassembler des créatifs, éduquer les jeunes sur l’art et embellir les communautés.

Du 10 au 18 février dernier se tenait une autre édition créative du populaire Festival. Après avoir coloré et animé les rues de Séoul, San José, Tapei et plus, l’équipe de Pow! Wow! est retournée là où tout a commencé : dans les rues d’Hawaï, dans le quartier de Kaka’ako.

Malgré un peu de pluie, cette fois encore, le Festival a livré une programmation des plus variées et festives. Débutant avec un Block party le 10 février, en parallèle du Honolulu Night Market, une exposition organisée par Thinkspace, les festivités se sont poursuivies avec conférences d’artistes, foires d’art, boutiques éphémères, batailles de break dancing avec UDEF, tournois de golf-soccer avec Kicks to the Pitch et Paradise Soccer Club, concert de BAMP et plus encore.

Fidèles à leur habitude, l’équipe de Pow! Wow! Hawaii a également rassemblé une centaine d’artistes locaux et internationaux, dont quelques grands noms, tels que Dulk, Faile, Daniel Arsham et plus, dans les décors paradisiaques d’Honolulu pour les embellir encore un peu plus d’impressionnantes murales et autres installations artistiques publiques. Notre équipe vous partage ses coups de coeur.


Crédit photo : Pete Ulatan

Oeuvre par Ricky Watts (Californie) et James Bullough (Allemagne).

L’art photoréaliste de James Bullough et l’art coloré et dynamique de Ricky Watts se sont unies à l’occasion du Festival résultant en une oeuvre impressionnante qui nous laisse sans mots.

Crédit photo : Pete Ulatan

Oeuvre par Sandra Chevrier (Canada).

Valsant régulièrement entre le réel et l’imaginaire, Sandra Chevrier se démarque encore une fois avec une oeuvre qui s’inscrit dans sa populaire série, “Cage Super-héros”. Après avoir fait le tour du monde avec cette série d’oeuvres, c’est à Hawaï qu’elle a créé une autre héroïne masquée d’extraits de bande-dessinées, symbole des prisons sociales où les femmes cachent leur véritable identité.

Crédit photo : Lanny Nguyen

Oeuvre par Sydney James (Michigan).

Les teintes profondes et les superpositions complexes des portraits de Sydney James se sont cette fois-ci traduites en une impressionnante murale soulignant les préjugés de la société envers les femmes noires selon ce qu’elles portent. Elle partage sa vision de son oeuvre de la façon suivante sur une publication Instagram :

“ ‘Codeswitchonya’ is a repurposed play on OutKast’s “Stankonia” album cover. While this piece directly pays homage to my favorite hip hop group of all time, it speaks on a much larger issue. The subject in this piece is one woman painted wearing different garments with very different hair. It’s highlighting the fact that most people “code switch” but black women in this society and beyond have to do it the most. We are constantly in the act of making those around us “comfortable.” Be it our looks, hair, tone of voice, subtle actions or aggressive actions, we are seldom accepted as our true selves.”

Crédit photo : Pete Ulatan

Oeuvre par Anna T-Iron (Allemagne).

Connue pour ses oeuvres éclatantes et ludiques aux allures rétro, mais futuristes à la fois dans des ambiances tropicales, l’artiste d’origine allemande a produit pour l’occasion une oeuvre pleine de vie, typique de son style, mettant en vedette Daisy Duck.

Crédit photo : Pete Ulatan

“Travelers”

Oeuvre par Lauren YS (Californie).

Le travail de Lauren YS aspire toujours à amener un peu plus de vitalité, de dynamisme et de surprise à chaque ville où elle laisse sa marque avec des oeuvres mettant en vedette des héroïnes imaginaires dans des mondes fantastiques et absurdes. L’artiste californienne signe cette oeuvre de Pow! Wow! “Travelers”. À vous d’imaginer l’histoire mystérieuse derrière ses voyageuses!

Oeuvre par Daniel Arsham (New York).

Le travail de Daniel Arsham utilise souvent des éléments d’architecture, de performance et de sculpture pour créer des oeuvres qui jouent avec notre perception des structures et de l’espace. Cette oeuvre créée dans le cadre du Festival ne fait pas exception à la règle! Semblant sortir du mur, sa murale nous laisse réfléchir sur la question de notre perception du temps.

Oeuvre par Dulk (Espagne).

Mettant de l’avant un hybride entre le ‘i’iwi, oiseau symbolique de l’état américain, et sa fleur préférée, la Lehua, la murale de Dulk se veut un présent à Hawaï et ses habitants, comme il l’explique dans une publication sur Instagram :

“This mural acts as my present for Hawai’i and their habitants, a fusion between an endemic and endangered bird, the ‘i’iwi and his favourite endemic flower, the Lehua. As the legend says, the ʻiʻiwi had a special place in Hawaiian culture. It is believed that feathers from over 30,000 of these birds were used to make 1 cape for the chief. They caught the birds by hiding in bushes and holding a favourite flower of the I’iwi, and when the bird inserted its bill, they pinched and captured it.


The ʻiʻiwi is a highly recognizable symbol of Hawaiʻ, it’s one of the most common native birds throughout the Hawaiian archipelago, but this stunning honeycreeper has disappeared from most of its former range.”

“The Fence Between Us”

Oeuvre par Icy and Sot (Iran).

Des installations artistiques dépeignant des enjeux sociales, écologiques, politiques et économiques sont la marque de commerce de ces deux frères iraniens habitant Brooklyn. Plus connus pour leurs murales travaillées au pochoir, leur art utilise de plus en plus de matériaux de clôtures ajoutant un peu plus au symbolisme des oeuvres.

Crédit photo : Pete Ulatan

Oeuvre par Jonny Alexander (Californie).

Ayant grandit entre les déserts, les montagnes et les étendues d’eau californiennes, Jonny Alexander met en lumière les différentes variantes que la nature peut prendre dans ses oeuvres, quelque part entre l’existentialisme et le surréalisme. À l’occasion du Festival, l’artiste californien a choisi le fruit le plus typiquement hawaïen, l’ananas, comme vedette de sa murale.

Crédit photo : Pete Ulatan

Oeuvre par Tran Nguyen (Vietnam).

Les oeuvres de Tran Nguyen se démarquent par leur délicatesse, dépeignant souvent des situations quotidiennes d’adversité auxquelles nous faisons face au jour le jour. Cette oeuvre créée dans le cadre du Festival ajoute une belle touche de féminité aux décors urbains de ce quartier d’Hawaï.

Crédit photo : Pete Ulatan

Oeuvre par Wooden Wave (Hawaï) et Gavin Murai (Hawaï).

Enfin, cette oeuvre ludique empreinte de nostalgie, née d’une collaboration entre le couple Wooden Wave et l’artiste Gavin Murai, tous trois originaires de Hawaï, nous transporte dans le Hawaï des années 1950 et nous laisse tentés de partir à l’aventure sur ses routes tropicales.

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